– LOUISE WIMMER – Le combat d’une femme, la révélation d’une actrice

Le premier film de fiction du jeune réalisateur Cyril Mennegun est programmé ce samedi 3 novembre, à 21h15 et jeudi 8, à 9h, au cinéma L’Impérial. Il révèle Corinne Masiero, une actrice brillante.

Corinne Masiero irradie dans le premier film de Cyril Mennegun.

Synopsis

Louise Wimmer a 50 ans. Divorcée, elle fait des ménages, écoute du Nina Simone et vit dans sa voiture.  Sa vie sociale se résume au café qu’elle boit tous les jours au PMU du coin et aux nuits qu’elle passe, parfois, chez son amant. Mais finalement Louise ne désire qu’une chose : trouver un appartement et reconquérir sa vie.

Critique

Il y a des films qui font exploser une actrice. Louise Wimmer appartient à cette catégorie. Parfois, la comédienne est déjà célèbre et s’apprête juste à atteindre la dernière marche du podium – Marion Cotillard dans La môme ou Natalie Portman dans Black Swan. Parfois, elle est quasiment inconnue au bataillon, les projecteurs ne l’ont pas encore ébloui. C’est le cas de Corinne Masiero, l’héroïne de ce film dramatique.

Dans Louise Wimmer, le jeune réalisateur Cyril Mennegun, habitué aux documentaires – c’est son premier film de fiction – nous dépeint une réalité crûe, sans tomber dans le misérabilisme. Il nous fait entrer dans la vie du personnage principal. Louise est seule, fait des ménages et vit dans sa voiture. Elle entasse les quelques bribes de son ancienne vie dans un garage et attend son moment, celui où elle trouvera un appartement. Pour l’instant, elle se réfugie derrière ses cigarettes, la danse et la voix de Nina Simone, qu’elle écoute en boucle dans son break Volvo.

Mais le réalisateur ne se contente pas d’évoquer la dure réalité de cette pauvre femme, obligée de siphonner de l’essence la nuit, de se laver dans les toilettes des restaurants ou de s’habiller sur un parking. Sa façon de filmer en gros plan et d’épouser chaque mouvement de l’héroïne nous rapproche du personnage. Quasiment immédiatement, le spectateur se met à la place de Louise. Ainsi, quand sa voiture ne démarre pas, on a aussi envie de crier et de croiser les doigts en espérant qu’elle puisse redémarrer.

Le spectateur ne fait plus qu’un avec ce personnage plutôt complexe que l’on apprend à découvrir tout au long du film. Louise a dû vivre aisément avant son divorce. Sa façon de s’habiller et de se maquiller pour aller à une soirée le montre bien. Louise a une fille avec qui ses rapports sont devenus compliqués. Louise est entière et Corinne Masiero lui donne une âme, véritablement.

Et quand, à la fin, la voix grave de Nina Simone laisse place à The days of Pearly Spencer, chanson des seventies interprétée ici par Rodolphe Burger et rappelant que « la course est presque gagnée » (« the race is almost won »), Louise Wimmer a le sourire aux lèvres. Et nous aussi.

Anne-Laure Le Jan.

Louise Wimmer – Bande annonce

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